dimanche 1 mars 2009

Être à la Nouvelle-Orléans, c’est un peu comme être dans un stage sur l’appréciation du  moment présent.

La vie passe trop souvent devant nos yeux sans qu’on ose l’embrasser, de peur de représailles de peur qu’elle nous désillusionne…

Pas le temps de faire des plans sur la comète ici, surtout après Katrina qui a touché quasiment tout le monde, sauf bien sûr les quartiers riches qui ont eu la chance d’être sur une zone légèrement surélevée.

On fabrique donc la vie dans l’instant, parce qu’on ne sait pas ce qu’elle sera dans 3 min et c’est certainement pour cette raison qu’il y a tant de créations qui émanent d’ici.

On imagine peu la vie comme la construction d’un château fort où l’on viendrait enterrer sa richesse, car ce château peut parfois se transformer en château de carte qu’un coup de vent viendrait tout emporter. Le placement de richesse le plus sûr à mon avis est culturel, une valeur qui fluctue, certes, et qui se transforment, mais qui rapporte au final beaucoup !

C’est donc un bien bel apprentissage.

 

Katrina a tout reconfiguré, tel un après-guerre. Beaucoup de maison sont détruites ou inhabitées.

Plusieurs personnes me l’ont dit : « Katrina a emporté avec elle tout ce que j’avais comme bien matériel, tout ! Plus de maison, plus de souvenir, plus rien. Il me reste donc que ce que je suis et ce que je peux non pas re-construire mais construire à présent.

Il y a très peu de travail à la Nouvelle-Orléans, alors que la ville était déjà considérée comme la ville la plus pauvre des Etats-Unis.

Les gens qui sont restés doivent donc certainement aimé énormément leur ville et ses habitants pour ne pas vouloir y partir, même si les 2/3 sont toujours pas revenu!!

C’est peut-être la ville la plus « pauvre » des Etats-Unis mais aussi bizarrement, et comme souvent finalement, la ville la plus riche culturellement… Y’a matière à réflexion non ?

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